jeudi 23 mai 2013

Le chanteur Georges Moustaki est mort


"Ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qu'il reste à découvrir»

Le chanteur Georges Moustaki est décédé jeudi matin à Nice, à l'âge de 79 ans.  Engagé à gauche, il a été l'un des paroliers les plus prolifiques de la chanson française dans les années 1960. En 2011, il avait confié dans une interview à «La Croix» qu'il souffrait de problèmes respiratoires et que sa maladie, «irréversible», le rendait «définitivement incapable de chanter». 
Il a écrit pour lui-même «le Métèque», en 1969, l'une de ses chansons les plus connues. Cette chanson «a changé ma vie, je suis soudain devenu une  d'affiche. J'ai vécu cette période avec amusement : on me reconnaissait dans la rue. Une vraie surprise», racontait-il.
«C'était un homme absolument exquis, un homme bien élevé. C'était un homme raffiné, c'était un homme élégant qui avait une douceur infinie et puis le talent», lui a rendu hommage , sur RTL. 
De son vrai nom Giuseppe Mustacchi, Georges Moustaki est né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte. Il s'est installé à  en 1951 et y a fait une rencontre déterminante, celle de Georges Brassens, qui l'a intronisé dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C'est en son hommage qu'il a adopté le prénom Georges. Polyglotte, artiste peintre, il a vécu plus de quarante ans sur l'île Saint-Louis, à Paris. En février, sous oxygénation artificielle, il  a dû s'installer à Nice pour fuir la pollution et le froid.

dimanche 19 mai 2013

Ces enfants syriens prêts à tuer

Un garçon avec un AK-47
Un garçon avec un AK-47
L’année dernière, le rapport de Human Rights Watch a révélé que des enfants étaient enrôlés par l’Armée Syrienne Libre (ASL) pour grossir les rangs de la résistance. Comme de vrais adultes, ces enfants apprennent à manipuler les armes: assemblage, entretien et cours de tir. L’âge n’est pas un critère disqualifiant pour les chefs de guerre. Cette mobilisation n’est pas sans conséquence: plusieurs enfants ont déjà trouvé la mort, en ligne de front. Les conventions internationales interdisent le recours aux soldats âgés de moins de 16 ans.

Lire ou ne pas lire...

Alors, lisez!!!

mercredi 15 mai 2013

Les douze coups du Festival de Cannes 2013



La magnifique affiche du 66e Festival de Cannes.
Photo des acteurs Joanne Woodward et Paul Newman.
Tournage du film A New Kind of Love de Melville Shavelson -1963

dimanche 12 mai 2013

26 éléphants massacrés en Centrafrique, où l'instabilité laisse le champ libre au braconnage

Elephant au Kenya.

60 % DES ÉLÉPHANTS DE FORÊT D'AFRIQUE ONT DISPARU EN DIX ANS
Le braconnage des éléphants est en recrudescence dans toute l'Afrique centrale. Ce fléau touche particulièrement la Centrafrique, déstabilisée par le renversement du gouvernement de François Bozizé en mars par la coalition rebelle Séléka.

Au moins 26 éléphants ont été tués par des braconniers, lundi 12 mai, dans la forêt de Dzanga Bai, un site du sud-ouest de la Centrafrique classé au patrimoine mondial de l'humanité. Ce massacre est intervenu quelques jours "après l'entrée de 17 individus armés de kalachnikov dans cette réserve unique d'éléphants", rapporte le Fonds mondial pour la nature, WWF, selon qui les braconniers "se sont présentés comme faisant partie des forces du gouvernement de transition", le Séléka, au pouvoir depuis six semaines. Selon l'ONG, Dzanga Bai est "une grande clairière où entre 50 et 200 éléphants se rassemblent chaque jour pour boire des sels minéraux présents dans le sable".

La zone protégée de Dzanga-Sangha, au sud-ouest du pays, est la cible depuis quelques semaines d'une offensive massive des braconniers. "Ces raids sont le fait de braconniers locaux qui travaillent pour des groupes armés. Une fois l'ivoire prélevé, la viande est vendue sur les marchés", raconte l'un de leurs représentants.

dimanche 28 avril 2013

A travers Lisbonne, à bord du tram numéro 28

Le tramway de la ligne 28 est l'un des plus célèbres. Il dessert les collines et le centre.

Le tramway de la ligne 28 est l'un des plus célèbres. Il dessert les collines et le centre. Trams aux fils/FlickR CC
Et si l'on mettait de côté, pendant quelques heures, les agences de notation, les chiffres du chômage et de la dette, les plans de rigueur ? Et si l'on oubliait brièvement les déboires européens, qui n'épargnent pas le Portugal, pour se laisser porter par l'aventure lisboète, le long du Tage ?

A 2 000 km de Paris, face à l'océan Atlantique, Lisbonne semble avoir échappé à la frénésie des métropoles du Nord. Ici, nul besoin de voiture ni de vélo, les ruelles de la vieille ville sont trop pentues et trop étroites, les croisements trop serrés. C'est à pied que l'on se déplace. Et quand la côte est trop forte ou le chemin trop long, il suffit de sauter dans un tramway, véritable institution qui a vu le jour en 1873. A l'époque, les premiers tramways sont tirés par des chevaux et il faudra attendre 1901 pour l'électrification. Aujourd'hui, cinq lignes, la 28 (la plus connue), la 12, la 15, la 18 et la 25, sillonnent la ville en tous sens. Chaque jour, des centaines de Lisboètes continuent d'utiliser ces wagonnets, pour se déplacer, aller travaillerfaire leurs courses, rentrer chez eux en fin de journée.



dimanche 14 avril 2013

"La cage dorée" : une comédie à la portugaise de Ruben Alves


Photo du film "La cage dorée"© Julien Panié / Pathé Distribution
Cette "Cage dorée" a fait forte impression au festival de l'Alpes d'Huez. La sauce a d'ailleurs si bien pris que le film s'est vu décerner le prix du public. Forte de ce premier succès, cette comédie "à la portugaise" au rythme endiablé espère emballer les spectateurs. Sortie en salle le 24 avril.
Maria et José Ribeiro, un couple d'immigrés portuguais pour le moins attachant, vit au rez-de-chaussée d'un bel immeuble parisien. Concierge appréciée de tous et chef de chantier hors-pair, Maria et José sont un modèle d'intégration, et forcent l'admiration de tous. Bien au chaud dans leur petite "cage dorée", ils sont complètement déroutés le jour où ils héritent d'une fortune familiale leur permettant de retourner vivre au Portugal. Que vont dire les gens ? Cahin- caha, famille, amis et voisins se mobilisent pour les faire rester tandis que leur fille s'éprend d'un fils de bonne famille ... Choc des cultures et humour désopilant sont au rendez-vous.
Même si le scénario a été vu et revu et rappelle fortement "Les femmes du 6ème étage", la verve du jeune réalisateur d'origine portuguaise Ruben Alves emporte le film ailleurs, avec une bonne humeur contagieuse. En fils d'immigré depuis 30 ans, il pose un regard amusé et amusant sur la France de l'immigration. Loin de la grisaille des banlieues HLM, Alves insufle à ces personnages une vraie joie de vivre. Ici, tout le monde s'accepte tel qu'il est, et les différences sont autant de curiosités savoureuses. En bref, c'est léger, simple, et profondément humain. Une bouffée d'air frais qui fait du bien. Cerise sur le gateau, une Chantal Loby bien barrée, primée pour sa performance par un jury de l'Alpes d'Huez présidé par Florence Foresti. 

jeudi 4 avril 2013

La Corée du Nord secoue l'équilibre de la terreur

Avec son gros visage de poupon nourri au 

gâteau de riz, Kim Jong-un défie les Etats-Unis et inquiète ses voisins. Troisième membre de la dynastie des Kim à diriger - martyriser serait plus exact - la Corée du Nord, il vient d'annoncer le retour à l'état de guerre avec la Corée du Sud.

Le 30 mars, Kim a ordonné à ses troupes de préparer une frappe de missiles stratégiques contre les Etats-Unis et les bases américaines dans le Pacifique.
A Washington, Tokyo et Séoul, on est habitué aux provocations du régime national-communiste de Pyongyang. On les tient pour ce qu'elles seraient : du chantage pour assurer la survie d'une dictature sinistre.
Année après année, les éructations guerrières nord-coréennes prennent cependant une tournure plus intimidante. Pour une raison : le pays est en passe de maîtriser "la" bombe. Trois semaines avant les dernières fanfaronnades de Kim Jong-Un, la Corée du Nord procédait à son troisième essai nucléaire.
La présidente sud-coréenne a promis lundi 1er avril une "violente riposte" en cas de "provocation" de la Corée du Nord. Les Etats-Unis ont déployé des avions de chasse furtifs F-22 sur fond de vives tensions avec le régime nord-coréen dont le Parlement devait se réunir ce jour.
Le cas nord-coréen dépasse la question de la stabilité en Asie. Il illustre les dangers de la prolifération. Un nombre sans cesse grandissant de pays se familiarise avec la technologie des missiles et celle du nucléaire.
Chronique du journal Le Monde