lundi 16 mai 2016

Après la chute de Dilma Rousseff, le nouveau gouvernement brésilien ne séduit pas

Après sa suspension, Dilma Rousseff a fait une déclaration au palais du Planalto.
Dilma Rousseff a été éloignée du pouvoir suite au vote des sénateurs dans la nuit du 11 au 12 mai. Elle vit désormais recluse dans la résidence présidentielle de Brasilia, pendant les 180 jours de son procès, menacée de perdre son mandat si elle est finalement jugée coupable de « crime de responsabilité » par le Sénat.
Remplacée par Michel Temer, son vice-président, la successeure de Luiz Inacio Lula da Silva est accusée d’acrobaties comptables ayant aidé à sa réélection en 2014. Ses « pédalages budgétaires », auraient camouflé la réalité des finances publiques brésiliennes et creusé dangereusement le déficit en 2015.

La légitimité du gouvernement remise en cause

L’homme, resté dans l’ombre de Dilma Rousseff pendant plus d’un mandat, multiplie les faux pas. Se sachant sous l’œil des marchés financiers, Michel Temer a réduit drastiquement le nombre de ministères (23 contre 30 sous le second mandat de Dilma Rousseff). Mais l’initiative d’abord saluée essuie les sarcasmes. « Isso é para o Ingles ver », une simple apparence, a commenté l’ancien président Fernando Henrique Cardoso (1995-2003 ; PSDB) remarquant que la réduction des ministères est en réalité le fruit d’un simple changement de statut.
Plus préoccupant, la présence au sein du nouveau gouvernement de sept ministres cités ou faisant l’objet d’une investigation judiciaire. Un choix qui laisse perplexe : l’opération « Lava-Jato », qui a mis au jour le scandale de corruption lié au groupe pétrolier Petrobras, a provoqué la colère de la rue jetant le discrédit sur l’ensemble de la classe politique. Au-delà de la question éthique, « Temer invite la crise politique en nommant des personnes citées dans Lava Jato. Un facteur susceptible de provoquer une grande instabilité dans son gouvernement », remarque Marco Antonio Carvalho Teixeira, politologue de la fondation Getulio Vargas, à Sao Paulo.


mardi 26 avril 2016

Tchernobyl, une génération façonnée par la tragédie

Trente ans après la catastrophe nucléaire, de vastes territoires restent massivement contaminés autour du réacteur sinistré, dont le démentèlement demandera des décennies, peut-être des siècles.
Le photographe ukrainien Arthur Bondar avait 3 ans au moment de la catastrophe de Tchernobyl. Il raconte en images la vie dans la zone d’exclusion.


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jeudi 21 avril 2016

Pour la première fois, une femme noire figurera sur un billet américain

Le 31 août, une femme porte une pancarte pour montrer son soutien à l’apparition de Harriet Tubman sur les billets américains.
L’annonce met fin à un suspense qui tient en haleine les Américains depuis presque un an. Pour la première fois, une femme noire, l’abolitionniste et ancienne esclave Harriet Tubman, figurera sur un billet américain, a décidé mercredi le Trésor américain. C’est aussi la première fois dans l’histoire qu’une personnalité noire sera honorée sur un billet de banque aux Etats-Unis.

Au XIXe siècle, de rares femmes avaient déjà eu l’honneur d’apparaître sur un billet américain comme l’épouse du premier président des Etats-Unis George Washington, Martha Washington ou l’Amérindienne Pocahontas.
Photographie d'Harriet Tubman, prise entre 1860 et 1875.
Fille d’esclave, Harriet Tubman est née elle aussi esclave dans une plantation du Maryland en 1822. A l’âge de 26 ans, elle se marie avec un homme libre, John Tubman, et parvient à s’enfuir en Pennsylvanie, où l’esclavage est aboli. Elle revient un an plus tard dans le Maryland pour sauver des membres de sa famille. Par la suite elle retournera dans le Sud esclavagiste à plusieurs reprises et aidera à la libération de centaines d’esclaves, participant à ce que l’on appelle le « chemin de fer clandestin », un réseau de routes clandestines permettant aux esclaves de se réfugier jusqu’au Canada.
Quand la guerre de Sécession éclate, elle rejoint l’armée de l’Union, comme cuisinière, infirmière puis espionne. Plus tard, elle participera à la lutte pour le droit de vote des femmes, avant de mourir à l’âge de 91 ans, en 1913.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/04/20/pour-la-premiere-fois-une-femme-noire-figurera-sur-un-billet-americain_4905709_3222.html#lH1ZzRBfk7dHxI7O.99

Mort de Prince, « David Bowie de la musique noire»

Le légendaire chanteur américain Prince, musicien de génie, dandy et bête de scène, est mort jeudi 21 avril à l’âge de 57 ans. Il a été retrouvé inanimé dans son studio d’enregistrement à Paisley Park, dans le Minnesota, a confirmé le shérif du comté dans un tweet. « C’est avec une profonde tristesse que je confirme que le légendaire interprète Prince Roger Nelson est mort dans sa résidence de Paisley Park ce matin », avait déclaré un peu plus tôt son attachée de presse, Yvette Noel-Schure. Avec plus d’une trentaine d’albums, cette légende de la musique pop laisse derrière elle une myriade de tubes, dont KissCreamGirls & Boys et la bande originale du film Purple Rain, en 1984.

mercredi 13 avril 2016

Amadeo de Souza-Cardoso, le secret le mieux gardé de l’art moderne

En attendant l'ouverture de l'exposition au Grand Palais, à Paris, découvrez en musique quelques œuvres de cet artiste portugais trop peu connu car trop tôt disparu. Ami de Modigliani et des Delaunay, il est considéré comme l’un des plus grands génies de sa génération.

mardi 12 avril 2016

Pollution marine : les plastiques, « premiers prédateurs » des océans, alerte une ONG


Bouteilles, sacs et bouchons en plastique, cotons-tiges… : les plastiques sont « les premiers prédateurs des océans », affirme mardi l’association Surfrider, qui publie un rapport détaillant la pollution sur cinq sites français et espagnols, situés en Bretagne et au Pays basque. Avec l’aide de centaines de bénévoles, l’ONG a mené en 2015 ce premier recensement des déchets qui polluent plages, littoraux, océans et fonds marins, dans le cadre d’une initiative visant à collecter et à analyser des données à l’échelle européenne.
Outre des morceaux de plastique, les bénévoles ont ramassé sur ces différents sites des cordages et filets, des mégots, des emballages alimentaires, des couvercles et bouchons, des bouteilles en verre et en plastique, des emballages de confiserie, des sacs plastique, des « déchets sanitaires » (couches, etc.)… Pour chaque site, Surfrider a dressé une liste des dix principaux déchets collectés.


« A ce stade, il s’agit de premières indications qui nous donnent un aperçu des statistiques européennes », souligne M. Asenjo. « De la Bretagne au Pays basque, les déchets plastiques humains sont clairement les premiers prédateurs de l’océan », ajoute-t-il. Car, à la différence du bois ou du carton, « les matières plastique mettent plusieurs centaines d’années avant de disparaître »« Et quand elles ne sont pas sous nos pieds à la plage, elles sont ingurgitées par les animaux marins qui s’en étouffent, sans parler des substances toxiques qu’elles déversent et dans lesquelles nous nous baignons ou de leur possible intégration au sein de la chaîne alimentaire », ajoute-t-il.

mercredi 9 mars 2016

Les cinq villes les plus abordables pour étudier en Erasmus

Des étudiants remontent un quai de la gare de Lisbonne. La capitale portugaise est la ville la moins chère pour les étudiants Erasmus, selon le classement du site Uniplaces.


Faire une partie de ses études à l’étranger grâce au programme Erasmus, oui, mais pas à n’importe quel prix ! En termes de budget, toutes les villes européennes ne se valent pas et le coût de la nourriture, des loyers ou des transports peuvent rapidement faire grimper la facture. Uniplaces, une plateforme de location de logements étudiants, a défini le coût de la vie dans trente-neuf villes européennes, en croisant le montant moyen des loyers proposés sur son site avec le prix moyen d’un accès à Internet, des transports en commun et de deux repas par jour, et ainsi repérer les cinq villes les plus abordables pour les étudiants.


1. Lisbonne

La capitale portugaise, en plus de ses nombreux atouts climatiques et culturels, peut se vanter d’être la ville d’Europe où le coût de la vie est le moins élevé, avec une dépense mensuelle estimée à 372 euros. Son point fort : le budget repas, qui ne dépasse pas 110 euros par mois environ. Le logement est également très accessible, en centre-ville une chambre double coûte en moyenne 202 euros par mois, bien loin des tarifs londoniens (985 euros par mois en moyenne sur Uniplaces) ou même parisiens (813 euros).

2. Valence

Quitte à aller en Espagne, mieux vaut préférer Valence à Madrid. Cette ville de l’est du pays permet de vivre avec 428 euros par mois, notamment grâce aux loyers peu élevés : une chambre coûte 216 euros par mois en moyenne, contre 375 euros dans la capitale. Pour les repas, il faut compter 137 euros par mois et 42 euros pour les transports, ce qui en fait une destination à peine plus chère que Lisbonne.

3. Rotterdam

Aux Pays-Bas, il n’y a pas qu’Amsterdam. Ville portuaire de l’ouest du pays et moins connue que sa grande sœur la capitale, Rotterdam a le mérite de proposer des loyers bien plus abordables : 271 euros par mois en moyenne, contre 596 euros pour Amsterdam. Pour se nourrir, les étudiants devront dépenser 140 euros par mois en moyenne, soit à peine plus qu’à Valence.

4. Barcelone

Deuxième ville espagnole du classement, Barcelone propose un coût de la vie encore raisonnable avec un coût mensuel estimé à 503 euros. Les loyers de 275 euros en moyenne restent 100 euros moins chers qu’à la capitale, et les repas à peine plus chers qu’à Valence.

5. Milan

Les étudiants peuvent imaginer vivre dans la célèbre ville du nord de l’Italie pour 582 euros par mois. Les loyers de 374 euros en moyenne sont un cran au-dessus des quatre premières villes du classement, mais des abonnements aux transports en commun, subventionnés par la commune, à 35 euros par mois, et un accès à Internet à 28 euros mensuels font baisser l’ensemble de la facture.