mercredi 13 avril 2016

Amadeo de Souza-Cardoso, le secret le mieux gardé de l’art moderne

En attendant l'ouverture de l'exposition au Grand Palais, à Paris, découvrez en musique quelques œuvres de cet artiste portugais trop peu connu car trop tôt disparu. Ami de Modigliani et des Delaunay, il est considéré comme l’un des plus grands génies de sa génération.

mardi 12 avril 2016

Pollution marine : les plastiques, « premiers prédateurs » des océans, alerte une ONG


Bouteilles, sacs et bouchons en plastique, cotons-tiges… : les plastiques sont « les premiers prédateurs des océans », affirme mardi l’association Surfrider, qui publie un rapport détaillant la pollution sur cinq sites français et espagnols, situés en Bretagne et au Pays basque. Avec l’aide de centaines de bénévoles, l’ONG a mené en 2015 ce premier recensement des déchets qui polluent plages, littoraux, océans et fonds marins, dans le cadre d’une initiative visant à collecter et à analyser des données à l’échelle européenne.
Outre des morceaux de plastique, les bénévoles ont ramassé sur ces différents sites des cordages et filets, des mégots, des emballages alimentaires, des couvercles et bouchons, des bouteilles en verre et en plastique, des emballages de confiserie, des sacs plastique, des « déchets sanitaires » (couches, etc.)… Pour chaque site, Surfrider a dressé une liste des dix principaux déchets collectés.


« A ce stade, il s’agit de premières indications qui nous donnent un aperçu des statistiques européennes », souligne M. Asenjo. « De la Bretagne au Pays basque, les déchets plastiques humains sont clairement les premiers prédateurs de l’océan », ajoute-t-il. Car, à la différence du bois ou du carton, « les matières plastique mettent plusieurs centaines d’années avant de disparaître »« Et quand elles ne sont pas sous nos pieds à la plage, elles sont ingurgitées par les animaux marins qui s’en étouffent, sans parler des substances toxiques qu’elles déversent et dans lesquelles nous nous baignons ou de leur possible intégration au sein de la chaîne alimentaire », ajoute-t-il.

mercredi 9 mars 2016

Les cinq villes les plus abordables pour étudier en Erasmus

Des étudiants remontent un quai de la gare de Lisbonne. La capitale portugaise est la ville la moins chère pour les étudiants Erasmus, selon le classement du site Uniplaces.


Faire une partie de ses études à l’étranger grâce au programme Erasmus, oui, mais pas à n’importe quel prix ! En termes de budget, toutes les villes européennes ne se valent pas et le coût de la nourriture, des loyers ou des transports peuvent rapidement faire grimper la facture. Uniplaces, une plateforme de location de logements étudiants, a défini le coût de la vie dans trente-neuf villes européennes, en croisant le montant moyen des loyers proposés sur son site avec le prix moyen d’un accès à Internet, des transports en commun et de deux repas par jour, et ainsi repérer les cinq villes les plus abordables pour les étudiants.


1. Lisbonne

La capitale portugaise, en plus de ses nombreux atouts climatiques et culturels, peut se vanter d’être la ville d’Europe où le coût de la vie est le moins élevé, avec une dépense mensuelle estimée à 372 euros. Son point fort : le budget repas, qui ne dépasse pas 110 euros par mois environ. Le logement est également très accessible, en centre-ville une chambre double coûte en moyenne 202 euros par mois, bien loin des tarifs londoniens (985 euros par mois en moyenne sur Uniplaces) ou même parisiens (813 euros).

2. Valence

Quitte à aller en Espagne, mieux vaut préférer Valence à Madrid. Cette ville de l’est du pays permet de vivre avec 428 euros par mois, notamment grâce aux loyers peu élevés : une chambre coûte 216 euros par mois en moyenne, contre 375 euros dans la capitale. Pour les repas, il faut compter 137 euros par mois et 42 euros pour les transports, ce qui en fait une destination à peine plus chère que Lisbonne.

3. Rotterdam

Aux Pays-Bas, il n’y a pas qu’Amsterdam. Ville portuaire de l’ouest du pays et moins connue que sa grande sœur la capitale, Rotterdam a le mérite de proposer des loyers bien plus abordables : 271 euros par mois en moyenne, contre 596 euros pour Amsterdam. Pour se nourrir, les étudiants devront dépenser 140 euros par mois en moyenne, soit à peine plus qu’à Valence.

4. Barcelone

Deuxième ville espagnole du classement, Barcelone propose un coût de la vie encore raisonnable avec un coût mensuel estimé à 503 euros. Les loyers de 275 euros en moyenne restent 100 euros moins chers qu’à la capitale, et les repas à peine plus chers qu’à Valence.

5. Milan

Les étudiants peuvent imaginer vivre dans la célèbre ville du nord de l’Italie pour 582 euros par mois. Les loyers de 374 euros en moyenne sont un cran au-dessus des quatre premières villes du classement, mais des abonnements aux transports en commun, subventionnés par la commune, à 35 euros par mois, et un accès à Internet à 28 euros mensuels font baisser l’ensemble de la facture.


lundi 22 février 2016

L'AMOUR DES MOTS : LES PLUS BELLES CITATIONS D'UMBERTO ECO

Umberto Eco citationsLe célèbre romancier italien, professeur, chroniqueur, essayiste, et spécialiste de la sémiotique, s'en est allé à l'âge "canonique" de 84 ans… laissant derrière lui de nombreux écrits dont le roman "Le Nom de la rose" mondialement connu, mais aussi de nombreuses citations qui dénotent un humour corrosif en plus d'un esprit parmi les plus brillants de notre siècle.
Umberto Eco est décédé vendredi 19 février vers 21h30 à son domicile à l'âge de 84 ans. Grand érudit et essayiste reconnu, Umberto Eco fut l'auteur de plusieurs dizaines d'essais sur des sujets aussi éclectiques que la sémiotique dont il était un grand spécialiste, l'esthétique médiévale, la linguistique ou la philosophie. Parmi ses écrits les plus connus figurent les romans Le Pendule de Foucault (1988)L'Ile du jour d'avant (1994) ou Baudolino (2000) mais surtout Le Nom de la rose (1980). Avec ce livre, traduit en 47 langues et adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud, il remportera un succès aussi mondial qu'inattendu. Un retentissement tel qu'il lui sera difficile de s'en libérer...
"Je suis prisonnier du "Nom de la rose" comme Garcia Marquez l'était de "Cent Ans de solitude". "

Umberto Eco qui était connu pour son érudition, aimait par dessus-tout les livres qu'il s'est mis a collectionner très tôt. Il possédait une vrai bibliothèque qu'il estimait à 50.000 ouvrages au total, dont 30.000 dans sa maison, située à Milan, les autres livres se partageant entre la campagne, la France et l'Allemagne.

"Il n'est pas rare que les livres parlent de livres. Autrement dit qu'ils parlent entre eux."
 

Durant toute sa vie de sémiologue qui étudie des signes linguistiques, Ulmberto Eco s'intéresse à l'écrit mais aussi à interpréter les non-dits du texte. Autrement dit, selon LeMonde.fr, quand "le texte n’est donc pas un objet fini, mais, au contraire, un objet « ouvert » que le lecteur ne peut se contenter de recevoir passivement et qui implique, de sa part, un travail d’invention et d’interprétation ".


"Voir du sens là où on serait tenté de ne voir que des faits."
              " Laisse parler ton coeur, interroge les visages, n'écoute pas les langues..."

L'écrivain et philosophe italien avait publié récemment Numéro zéro, un court roman dans lequel il s'attaquait avec vigueur et humour aux tares du journalisme à scandale. Mais à travers la presse et sa quête d'audience prenant le pas sur la quête de sens, c'est l'évolution de la société moderne qu'il regardait d'un oeil critique. 

"Les réseaux sociaux ont donné le droit à la parole à des légions d'imbéciles qui avant ne parlaient qu'au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel"."

dimanche 14 février 2016

Comment la Corée du Nord est-elle devenue une menace ?

La Corée du Nord a marqué le début de l’année 2016 en annonçant avoir réussi son premier essai d’une bombe nucléaire à hydrogène. Bien que cette déclaration ait été remise en cause par de nombreux experts, elle fait ressurgir le spectre de la menace nucléaire en provenance de Pyongyang.
Dimanche 7 février, le régime communiste a accentué encore la provocation en lançant en orbite un satellite au moyen d’un tir de fusée à longue portée, qui a été analysé par la communauté internationale comme un essai de missile balistique à longue portée.
Comment la Corée du Nord est-elle parvenue à se doter de l’arme atomique ? Pourquoi ce bastion du communisme totalitaire continue-t-il de peser dans la géopolitique mondiale ? Voici quelques éléments pour mieux comprendre la situation.

vendredi 12 février 2016

Ondes gravitationnelles : vers la fin d’un suspense centenaire ?

Rendu informatique représentant l'activité autour d'un trou noir géant au centre d'un quasar.

Fin d’un long suspense. Une vaste collaboration scientifique internationale d’environ 1 000 personnes livrera son bilan de l’écoute de signaux mystérieux attendus sur Terre depuis un siècle : les ondes gravitationnelles.

Si l’Univers était un lac immense, ces ondes feraient vibrer sa surface à la manière d’un caillou jeté dans l’eau. Mais l’Univers est plus compliqué, et ces ondes qui le traversent à la vitesse de la lumière ont l’étrange propriété dedéformer notre espace au point de raccourcir ou dilater les distances. Aucune autre onde radio, sonore, lumineuse n’en fait autant.
Ce phénomène pour le moins étrange est prévu par la célèbre théorie de la relativité d’Albert Einstein de 1915, qui décrit notamment comment la force de gravitation structure l’Univers. Mais personne n’a jamais vu ces ondes – dont Einstein avait formellement postulé l’existence l’année suivante – arriver jusqu’à nous. L’annonce d’une telle découverte serait donc un événement scientifique majeur, à la hauteur de la détection des premières planètes hors de notre système solaire en 1995 ou de la particule dite du boson de Higgs en 2012.

lundi 8 février 2016

La Turquie confrontée à une nouvelle vague de migrants syriens

Une famille syrienne à Diyarbakir, en Turquie. (AP Photo/Murat Bay)

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep, avec le soutien de la Russie, donne de nouvelles inquiétudes aux Européens, déjà bien en peine de contenir les arrivées de réfugiés sur les côtes grecques. La Turquie, qui héberge 2,5 millions de réfugiés syriens, est confrontée à une nouvelle vague de migrants depuis qu’un déluge de feu s’est abattu sur l’ancienne capitale économique de la Syrie.

Plus de 30 000 réfugiés sont actuellement massés dans des conditions très précaires du côté syrien de la frontière, à Bab Al-Salama et à Azaz. Médecins sans frontières (MSF) a distribué plus de 200 tentes, mais il manque des hébergements, de l’eau et des équipements sanitaires, a fait savoir son chef de la mission en Syrie, Muskilda Zancada.