dimanche 15 novembre 2015

Les monuments mondiaux aux couleurs du drapeau français

Du One World Trade Center de New York à la porte de Brandebourg, à Berlin, beaucoup de monuments dans le monde se sont illuminés aux couleurs du drapeau français après les attaques qui ont touché Paris vendredi 13 novembre.

samedi 14 novembre 2015

Attaques à Paris : ce que l’on sait des attentats qui ont fait au moins 128 morts

Il s’agit de la pire attaque terroriste qui ait jamais frappé la France. Six attaques ont eu lieu simultanément à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre. Un bilan provisoire fait état d’au moins 128 morts et d’une centaine de blessés, dont beaucoup dans un état grave, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, mais le bilan pourrait s’alourdir dans la journée. Huit assaillants seraient morts, dont 7 se seraient fait exploser.

LES LIEUX VISÉS

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/13/fusillade-meurtriere-a-paris_4809485_3224.html#I8oVuDSxeWDU9jwF.99

Des rassemblements partout en France, malgré l’état d’urgence

Des rassemblements s’organisent un peu partout en France à l’appel de nombreuses communes et associations en hommage aux victimes.
Au lendemain de la série d’attaques perpétrées à Paris et à Saint-Denis qui ont endeuillé le pays et en dépit de l’état d’urgence proclamé, des rassemblements s’organisent un peu partout en France à l’appel de nombreuses communes et associations pour la journée de samedi ou celle de dimanche en hommage aux victimes.

mercredi 11 novembre 2015

Commémoration du 11 novembre : François Hollande rend hommage aux soldats morts pour la France


Commémoration du 11 novembre : François Hollande rend hommage aux soldats morts pour la France

Il y a 97 ans, le 11 novembre 1918, avait lieu la signature en forêt de Compiègne de l'armistice mettant fin à la première guerre mondiale et ses neuf millions de morts. Le 11 novembre, c'est une nouvelle occasion pour François Hollande de célébrer l'histoire de France. De la Concorde à l'Arc de triomphe, la perspective est majestueuse.
Poignée de main
Le soleil s'est invité sur les Champs Élysées. Bleuet à la boutonnière, le président de la République dépose une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu. À cet instant, François Hollande rend hommage aux soldats français morts en opération cette année. Puis il vient saluer leurs familles qui sont présentent à cette cérémonie. Le public est au rendez-vous. Tous les soldats de la guerre 14-18 sont aujourd'hui morts, mais la tragédie des tranchées reste dans la mémoire. Enfin, ultime image de cette journée d'union nationale, la poignée de main entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, l'actuel et l'ancien président.

lundi 9 novembre 2015

Le changement climatique va faire exploser l’extrême pauvreté


Maisons et champs de riz submergés par de fortes pluies provoquées par le typhon Koppu en octobre, dans la province de Nueva Ecija, au nord de Manille.
Maisons et champs de riz submergés par de fortes pluies provoquées par le typhon Koppu en octobre, dans la province de Nueva Ecija, au nord de Manille. TED ALJIBE/AFP

Sans mesures immédiates de réduction des émissions de gaz à effets de serre conjuguées à des politiques de développement « solidaire et durable », plus de 100 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2030. A trois semaines de la COP 21, la Banque mondiale publie, dimanche 8 novembre, un rapport, « Shock waves : managing the impacts of climate change on poverty », qui vient rappeler aux Etats le caractère indissociable de la lutte contre le réchauffement de la planète et du combat contre la pauvreté.
Déployer un effort immédiat en faveur d’un développement respectueux du climat est un défi d’autant plus pressant que les impacts du réchauffement mettent à mal l’éradication de la pauvreté. « Changement climatique et pauvreté sont inextricablement liés », insiste la Banque mondiale qui s’est appuyée pour son analyse sur une enquête ménages réalisée dans 92 pays en développement.

Les pauvres sont les plus exposés

Les gens les plus pauvres, vivant dans des logements précaires et sur des territoires vulnérables, sont les plus affectés par les chocs climatiques. En Indonésie, par exemple, les populations défavorisées ont un risque 30 % plus élevé d’être touchées par une inondation, et un risque 50 % plus élevé de subir une sécheresse. « Les plus pauvres sont non seulement plus exposés mais ils perdent beaucoup plus quand ils sont frappés par ces fléaux, insiste Stéphane Hallegatte, économiste à la Banque mondiale qui a dirigé l’équipe à l’origine de ce rapport. Car leur patrimoine, qui n’est pas placé sur un compte bancaire mais se résume souvent à du bétail ou à leur logement, est beaucoup plus vulnérable et peut être complètement détruit lors d’un choc. »

samedi 7 novembre 2015

Birmanie : la « Lady » aux portes du pouvoir

Un portrait d’Aung San Suu Kyi sur un camion de la Ligue nationale pour la démocratie, le 3 novembre, à Rangoun.
A 70 ans, Aung San Suu Kyi est aux portes de la victoire. Un quart de siècle après le début de sa lutte âpre et douloureuse contre les généraux birmans, l’ancienne dissidente, Prix Nobel de la paix en 1991 et figure mondiale de la lutte pour la démocratie, tient sa revanche : dimanche 8 novembre, le parti de « Daw Suu » (Madame Suu), la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), devrait remporter les élections législatives. En dépit de possibles, sinon probables irrégularités et fraudes, liées à la nature d’un gouvernement qui est l’héritier de la dictature, le scrutin s’annonce comme le plus libre que la Birmanie ait connu depuis 1990.
A l’époque, la NLD avait remporté 81 % des sièges au Parlement. Mais le régime militaire décida d’ignorer les résultats et s’installa durablement au pouvoir. C’est peu dire que la « Dame de Rangoun », qui fut contrainte durant quinze ans par les tyrans de son pays de mener une vie recluse en résidence surveillée dans sa vieille demeure de Rangoun, est l’égérie d’une majorité de Birmans. Sa popularité est telle que ceux qui ne veulent pas voter pour elle osent à peine le dire, raconte-t-on à Mandalay, la deuxième ville du pays.

mercredi 4 novembre 2015

Au Bangladesh, les blogueurs vivent dans la peur

Shammi Hoque lors d’une manifestation, en mars, à Dacca, après l’assassinat du blogueur Avijit Roy.
Shammi Hoque lors d’une manifestation, en mars, à Dacca, après l’assassinat du blogueur Avijit Roy. SUVRA KANTI DAS / ZUMAPRESS/ CORBIS

Shammi Hoque a donné rendez-vous dans l’immense salle déserte d’un fast-food, situé au deuxième étage d’un vieil immeuble de Dacca, la capitale du Bangladesh. Plusieurs policiers montent la garde au rez-de-chaussée, d’autres sont postés aux étages supérieurs. La blogueuse de 22 ans attend dans un coin, les épaules recourbées et le visage fatigué. Ces temps-ci, elle a du mal à trouver le sommeil. Elle est sous protection policière depuis presque deux mois, après avoir reçu des menaces de mort, de viol et avoir été suivie par deux hommes soupçonnés d’être des islamistes radicaux.
En cause : sa défense du sécularisme et sa critique de l’islam. Depuis le début de l’année, cinq défenseurs du sécularisme, dont le blogueur américain d’origine bangladaise Avijit Roy, tué en février, ont été assassinés. Un éditeur est mort samedi 31 octobre. Un blogueur et un poète ont également été grièvement blessés dans des attaques pendant la même journée. Les victimes sont à chaque fois tuées à coups de machettes ou de couteaux, en pleine rue ou à leur domicile. Les attaques de samedi ont été revendiquées par Ansar Al-Islam-Bangladesh, groupe affilié à Al-Qaida dans le sous-continent indien (AQIS).
Descente aux enfers
Comme des dizaines d’autres blogueurs et intellectuels, Shammi Hoque vit cachée. Elle doit s’habituer aux déménagements fréquents et à la solitude. Elle ne peut plus étudier ni travailler, et les amis sont moins nombreux à répondre à ses appels, depuis que les assassinats se multiplient.

mardi 3 novembre 2015

Une campagne contre le harcèlement scolaire hérisse les profs

La ministre de l’éducation nationale se serait sans doute volontiers passé de cette polémique. Najat Vallaud-Belkacem se voit sommée de retirerla vidéo de sa campagne contre le harcèlement à l’école, qui suscite un tollé chez les syndicats d’enseignants.

Le petit film, déjà mis en ligne par le ministère, doit aussi être diffusé au cinéma et à la télévision à compter de jeudi 5 novembre, jour de la première journée nationale « Non au harcèlement ».

Campagne Non Au Harcèlement -  Le harcèlement... por EducationFrance
L’exaspération des professeurs dépasse, largement, les clivages habituels : du SGEN-CFDT, syndicat dit réformateur, au SNALC, habituellement présenté comme « de droite » (même s’il le récuse), en passant par la Société des agrégés ou l’organisation des inspecteurs SNPI-FSU, tous y sont allés de leur critique contre un clip qui, à leurs yeux, rend l’enseignant, présenté au mieux comme inattentif, au pire comme harcelant, directement responsable du harcèlement scolaire. Un phénomène qui touche 700 000 élèves chaque année, de source ministérielle.

dimanche 1 novembre 2015

Parler pour lutter contre le harcèlement à l’école

A Paris, en octobre 2014.
A Paris, en octobre 2014. THOMAS SAMSON / AFP

C’est en en parlant le plus possible qu’on luttera le plus efficacement contre le harcèlement à l’école. Forte de cette conviction, la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé le lancement d’une nouvelle campagne de communication sur le harcèlement scolaire à partir du 5 novembre. La troisième en quatre ans.

Sa particularité par rapport aux précédentes ? Elle s’adresse principalement aux élèves de l’école primaire. Ce sont eux les plus touchés par cette violence répétée faite de rumeurs, de brimades, de moqueries, de mises à l’écart et parfois aussi de violences physiques. Selon les enquêtes de climat scolaire et de victimation, le harcèlement toucherait 12 % des écoliers (dont 5 % de manière « sévère » ou « très sévère »), 10 % des collégiens et 3,4 % des lycéens.
Un collégien sur cinq a été victime de « cyber-violence »

Parmi les élèves de collège, 14 % ont reçu au moins un SMS, un mail ou une notification sur les réseaux sociaux contenant un surnom méchant, une insulte ou une brimade, soit une hausse de 5 % par rapport à une enquête de 2011. Et la proportion monte à 19 % en prenant en compte le happy slapping (actes de violences filmés) et la publication de photos et films méchants. Le phénomène s'accroît avec l'âge (15 % d'élèves de 6e concernés, contre 20 % en classe de 3e), et touche plus les filles que les garçons. En revanche, il n'est pas plus marqué dans les établissements de l'éducation prioritaire, même s'il y prend plus souvent un caractère discriminatoire.