vendredi 30 janvier 2015

La séance de flagellation d'un blogueur saoudien reportée pour la troisième fois

Ensaf Haidar, l'épouse de Raef Badaoui, participe à une manifestion d'Amnesty International, le 29 janvier à Ottawa (Canada).



lundi 26 janvier 2015

Commémoration des 70 ans de la libération du camp d’Auschwitz

L'entrée du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, dans lequel 1,1 million de personnes ont perdu la vie.
L'entrée du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, dans lequel 1,1 million de personnes ont perdu la vie. - © Joël Saget - AFP

Le 27 janvier 1945, il y a 70 ans, les soldats russes entraient dans le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz.

Une semaine pour se souvenir. Se souvenir de l’horreur des camps de concentration et d’extermination mis sur pied par les nazis en Pologne. Avec une date, symbolique : le 27 janvier 1945. Il y a 70 ans l’armée rouge entrait dans le camp d’Auschwitz Birkenau, près de Cracovie.
Lorsqu’ils arrivent, les soldats russes retrouvent sur place seulement 7.650 personnes dont 180 enfants. Trop fatigués, invalides, les nazis les ont laissés là. 200.000 autres prisonniers ont été évacués quelques jours plus tôt. Des survivants qui vont marcher pendant des jours dans le froid terrible de cet hiver 1945, les soldats nazis espéraient les ramener en Allemagne.
Le camp d’Auschwitz-Birkenau a été le plus grand camp construit par l’armée de Hitler. Un camp devenu le symbole du "meurtre de masse". En 5 ans, 1,1 million de personnes, des familles entières souvent, y sont mortes. Assassinées dans les chambres à gaz, exécutées pour l’exemple ou mortes de froid, de faim, de maladie. Parmi ces victimes, une grande majorité de juifs mais aussi des tziganes, des intellectuels polonais, des opposants politiques ou des prisonniers de guerre.
Ce camp de la mort est devenu un lieu de mémoire. Il fait partie du patrimoine de l’Unesco depuis 1979. Un million de personnes visitent ce lieu chaque année.
Photo Capitaine Haddock - avril 2010 - Auschwitz

dimanche 25 janvier 2015

Grèce : victoire historique du parti de Syriza

Syriza affiche une avance de plus de six points face à la droite (35,4 %- 29 %) après le dépouillement d'un quart des bulletins de vote. La majorité absolue n'est pas encore assurée.
Syriza affiche une avance de plus de six points face à la droite (35,4 %- 29 %) après le dépouillement d'un quart des bulletins de vote. La majorité absolue n'est pas encore assurée.
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lundi 19 janvier 2015

Les 1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

Un bidonville de New Delhi.
Un bidonville de New Delhi. | REUTERS/ANINDITO MUKHERJEE
L'ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l'ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants. 

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 »Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80  % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

dimanche 18 janvier 2015

Dans quelles conditions l'islam autorise-t-il la représentation du Prophète ?

Le prophète Mahomet, illustration d'un manuscrit ottoman du XVIIe siècle.


Le prophète Mahomet, illustration d'un manuscrit ottoman du XVIIe siècle. | BNF/wikimedia

« Tout est pardonné », et le prophète Mahomet en pleurs tient lui aussi une pancarte « Je suis Charlie ». La dernière « une » de Charlie Hebdo est un nouveau dessin du Prophète. Elle repose la question de la représentation de la principale figure de l'islam, et de la figure humaine en général, dans la tradition islamique.

Ce que disent les textes

Le Coran n’interdit pas la représentation du Prophète, ni la représentation humaine en général. Ecrit dans une société où l’image est généralement absente (la péninsule arabique au VIIe siècle), le texte ne la mentionne qu’une seule fois : « Le vin, les jeux de hasard, les idoles sont des abominations inventées par Satan. Abstenez-vous en » (Sourate V, verset 90). Ce mot « idoles », littéralement « pierres dressées » (« Ansàb »), désigne les statues des païens.
La sunna, l’ensemble des paroles et actions de Mahomet, un très large corpus dictinct du Coran trié et mis par écrit entre le VIIIe et le IXe siècle, n’interdit pas non plus de représenter le Prophète. Mais elle définit une attitude méfiante vis-à-vis de la représentation des humains et des animaux. Ces images sont suspectes, associées aux idoles. Ainsi, dans le recueil de hadiths (les « dits ») de Mohammed Al-Bukhari (810-870), trois attitudes sont possibles envers elles : les tolérer, mais s'abstenir de les produire, les condamner ou les détruireCet article détaille les épisodes de la vie du Prophète tirés des hadiths sur lesquels la tradition se base pour bannir ces images des lieux de culte.
Ce que l’on reproche au faiseur d’images, c’est de singer le travail de Dieu : il prétend insuffler une âme à la matière façonnée. Il forme une création parallèle à celle de Dieu. « C’est ce qui fait qu’au XIXe siècle, à part quelques exceptions wahhabites [une doctrine rigoriste née au XVIIIe siècle, officielle au royaume d’Arabie saoudite], tous les théologiens acceptent la photographie et le cinéma. Elles ne font que reproduire ce que Dieu a déjà créé », précise Silvia Naef, professeure au département des études arabes à l’université de Genève.
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Que peut la littérature face à la barbarie?


L'édito du "Monde des livres" : que peut la... por lemondefr

Six condamnés, dont cinq étrangers, exécutés en Indonésie pour trafic de drogue


Les mains du ressortissant brésilien exécuté, dimanche 18 janvier, pour trafic de drogue en Indonésie.
Les mains du ressortissant brésilien exécuté, dimanche 18 janvier, pour trafic de drogue en Indonésie. REUTERS/BEAWIHARTA

La décision du Brésil et des Pays-Bas ne s'est pas fait attendre. Quelques heures après l'annonce de l'exécution en Indonésie de six personnes impliquées dans des affaires de drogue, dont cinq ressortissants étrangers, les deux pays ont rappelé, dimanche 18 janvier, leurs ambassadeurs dans l'archipel. Les condamnés étaient originaires d'Indonésie, du Nigeria, du Malawi, du Vietnam, des Pays-Bas et du Brésil.

Malgré les appels à la clémence, Djakarta a procédé, peu après minuit dans la nuit de samedi à dimanche, à la mise à mort des accusés, parmi lesquels figuraient deux femmes. lls ont été fusillés par un peloton d'exécution. Il s'agit de la première application de la peine capitale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir, fin octobre, du nouveau président Joko Widodo.
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lundi 12 janvier 2015

Boko Haram met à feu et à sang le nord du Nigeria

Dans le camp de réfugiés de Yola, dans le nord du Nigeria, fin novembre 2014.
Plus de quinze villages voisins attaqués en quelques jours, « des centaines de corps jonchant le sol » décrits par les rares survivants à avoir atteint des villes de la région : autour de Baga, dans l’extrême nord-est du Nigeria, un massacre d’une ampleur inédite vient d’être commis en l’espace de plusieurs jours par les insurgés de Boko Haram.
Le temps n’est pas encore à l’exactitude des chiffres, mais à la prise de conscience que cette série d’attaques vient d’annihiler une agglomération, Baga, et des villages voisins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, alors que la ville est le siège d’une force régionale, la MNJTF (Multinational Joint Task Force, force multinationale conjointe).
A Baga, la MNJTF devait coordonner la réponse militaire du Nigeria avec celle du Niger et du Tchad voisins contre Boko Haram, dont les actions dans cette vaste zone frontalière se sont intensifiées et durcies au cours de l’année écoulée. Le Tchad voit les actions de Boko Haram se rapprocher dangereusement du point où son sol sera bientôt frappé à son tour. La capitale tchadienne, N’Djamena, n’est qu’à quelques heures de route de cette zone.
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