jeudi 10 novembre 2016
mercredi 9 novembre 2016
L’élection de Donald Trump va être un séisme pour le monde
Si le vote pour le Brexit, le 23 juin, a été un séisme pour l’Union européenne, l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, première puissance militaire, est un séisme pour le monde.
Le candidat républicain a fondé sa campagne sur la promesse de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». Cette grandeur, cependant, ne s’entend pas par la projection de la puissance américaine à l’extérieur, mais plutôt sur une priorité donnée au retour du bien-être et de la prospérité des Américains chez eux. Le pays « est en ruines », dit M. Trump, il faut commencerpar le reconstruire. Pour le reste du monde, cela donne un signal de repli et d’isolationnisme.
On sait, en réalité, assez peu de chose sur le programme concret de Donald Trump en politique étrangère car ses conseillers dans ce domaine sont peu connus ; l’establishment washingtonien et le petit monde des think tanks spécialisés dans les relations internationales, qui conseillent habituellement les candidats en politique étrangère, se sont tenus à distance de lui et de ses vues peu orthodoxes. Mais M. Trump a régulièrement émis quelques idées maîtresses qui donnent un canevas de ce que pourrait être sa diplomatie.
Vis-à-vis de l’Europe, Donald Trump, qui a soutenu le vote en faveur du Brexit en critiquant l’Union européenne, considère qu’il appartient aux Européens de se prendre en charge et surtout de financer leur défense, plutôt que de s’abriter sous le parapluie américain. Ainsi l’OTAN ne peut fonctionner, et les Etats-Unis venir au secours d’un allié dans l’éventualité d’une attaque, que si les Etats européens augmentent leurs budgets de défense.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/09/l-election-de-donald-trump-serait-un-seisme-pour-le-monde_5027807_829254.html#T3Yfr7u42t6Wv5ee.99
mardi 8 novembre 2016
samedi 5 novembre 2016
A Marrakech, la COP22 à l’épreuve des faits
Les 196 Etats attendus au Maroc du 7 au 18 novembre pour la 22e conférence sur le climat vont devoir concrétiser les principes décidés par l’accord de Paris en 2015.

A Skipsea, en Grande-Bretagne, la route qui longe le littroal est en passe de disparaître, grignotée par l’érosion. Kadir van Lohuizen /NOOR

A Skipsea, en Grande-Bretagne, la route qui longe le littroal est en passe de disparaître, grignotée par l’érosion. Kadir van Lohuizen /NOOR
Un an après la signature à Paris d’un accord historique pour limiter le réchauffement, lors de la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP21), les 196 Etats acteurs des négociations ont rendez-vous du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc. D’une conférence à l’autre, le contexte a radicalement changé. Ponctuant plus de vingt ans de discussions stériles, la COP21 constituait l’ultime chance d’arracher un consensus, puisque la communauté internationale avait fait de l’année 2015 la date butoir de l’adoption d’un traité capable de limiter les émissions de gaz à effet de serre et contenir le réchauffement au-dessous du seuil de 2 °C.
La COP22, deuxième conférence climat accueillie par le royaume chérifien après celle de 2001, n’est pas soumise à un calendrier si serré. Elle doit au contraire préciser les conditions de mise en œuvre de l’accord et l’inscrire dans la durée, mais la tâche n’en est pas plus facile. En 1997, le protocole de Kyoto – première expérience de réduction des émissions, qui fixait aux pays développés des objectifs chiffrés – laissait entrevoir de réelles avancées dans la lutte contre le réchauffement. L’Histoire retient aujourd’hui le retrait en 2005 des Etats-Unis, jugeant que Kyoto entravait la bonne marche de son économie et que ses effets sur les émissions du monde industriel sont limités.
vendredi 28 octobre 2016
Le Parlement européen rappelle le calvaire des yézidis d’Irak
Lamia Aji Bachar et Nadia Mourad, qui ont fui l’esclavage sexuel où les avaient réduites leurs tortionnaires de l’EI, ont obtenu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit.


En pleine bataille de Mossoul, le Parlement européen a décidé de décerner jeudi 27 octobre le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit à deux victimes emblématique des exactions de l’organisation Etat islamique (EI) : Nadia Mourad et Lamiya Haji Bachar, appartenant à la minorité religieuse yézidie en Irak, sont des survivantes de l’esclavage sexuel systématique imposé aux femmes de leur communauté par le mouvement djihadiste.
Le 3 août 2014, le mont Sinjar et ses 400 000 habitants, majoritairement yézidis, sont attaqués par l’EI, qui s’est emparé au mois de juin de Mossoul, à une centaine de kilomètres à l’est. Les forces de sécurité kurdes irakiennes censées protéger la région et ses habitants prennent la fuite, livrant la population à elle-même.
samedi 22 octobre 2016
« Jungle » de Calais : le démantèlement débutera lundi à l’aube

C’est une opération inédite en France. L’évacuation des 6 400 migrants de la « jungle » de Calais (Pas-de-Calais), qui doit commencer lundi 24 octobre à l’aube, équivaut au démantèlement d’une véritable petite ville. L’Etat s’est donné une semaine pour y parvenir.
Lundi matin, les premiers autocars devraient quitter Calais tous les quarts d’heure à partir de 8 heures, afin que plus de 2 400 personnes quittent le bidonville dès le premier jour. La noria des bus ne s’arrêtera que le soir avec le départ du soixantième véhicule. Au fil de la semaine, les 6 400 exilés qui campaient aux portes de l’Angleterre seront répartis dans toutes les régions de France, hors la Corse.
Loué pour l’occasion, un hangar de 3 000 mètres carrés situé à 300 mètres de la jungle sera au cœur du dispositif. A l’entrée, « les migrants seront séparés en quatre files : les hommes seuls majeurs, les mineurs isolés, les familles et les personnes vulnérables », rappelle la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, à la tête des opérations.
mardi 18 octobre 2016
Bataille de Mossoul : « Entre 300 000 et 1 million de personnes pourraient fuir »

Charlotte Schneider, la coordinatrice des opérations d’urgence d’Action contre la faim, s’attend « à une crise humanitaire de très grande ampleur », « d’autant plus que l’hiver arrive ».
La bataille lancée lundi 17 octobre pour reprendre la ville irakienne de Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI) fait craindre un désastre humanitaire et pourrait pousser des centaines de milliers de personnes à fuir leur foyer juste avant l’hiver. Depuis plusieurs semaines, organisations non gouvernementales et Organisation des Nations unies se préparent à plusieurs scénarios. Charlotte Schneider, coordinatrice des opérations d’urgence d’Action contre la faim (ACF), décrit une situation complexe et espère, dans les semaines à venir, pouvoir traverser la ligne de front pour aider les civils.
mercredi 5 octobre 2016
Après avoir fait neuf morts en Haïti et République dominicaine, l’ouragan Matthew menace les Etats-Unis
L’ouragan Matthew, le plus puissant en près d’une décennie, progressait ce mercredi vers les Etats-Unis après avoir dévasté des milliers d’habitations en Haïti et en République dominicaine et touché Cuba.
Matthew a fait au moins neuf morts – cinq en Haïti et quatre en république dominicaine, selon un bilan qui devrait s’alourdir tandis que l’ouragan de catégorie 4 (sur un maximum de 5) poursuivait sa trajectoire destructrice vers le Nord.
Les autorités haïtiennes ne pouvaient pas estimer l’ampleur des dégâts alors que la moitié sud de Haïti, particulièrement affectée, a été coupée du reste du pays après l’effondrement d’un pont mardi et que les régions les plus touchées ne devraient pas être accessibles avant samedi ou dimanche.
Le Portugais Antonio Guterres va devenir le nouveau secrétaire général des Nations unies

L’ancien premier ministre portugais Antonio Guterres doit succéder à Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l’ONU, aucun des membres permanents du Conseil de sécurité n’ayant voté contre sa candidature, mercredi 5 octobre, lors du sixième tour de scrutin, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Les quinze membres du Conseil, qui devaient se prononcer sur chacun des dix candidats en lice, avaient le choix entre trois bulletins : « encouragement », « découragement » et « sans opinion ». Treize ont choisi le premier, et deux le troisième. « Après six tours de scrutin, nous avons aujourd’hui un favori et son nom est Antonio Guterres », a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie à l’ONU, s’adressant à la presse en présence de ses quatorze homologues.
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