Justin Trudeau savait que la tâche de rebâtir le Parti libéral du Canada (PLC, centre) et de le conduire à la victoire le 19 octobre ne serait pas facile. Dès 2012, il l’exprimait ainsi : « J’ai compris que nous aurions à attirer des passagers, à construire le train pendant qu’il roule, sans oublier de poser les rails. » La métaphore résume bien aujourd’hui l’ascension de ce jeune loup de la politique canadienne qui a remis son parti en marche, le menant à 43 ans à sa gare de destination : Ottawa, siège du gouvernement fédéral. Ayant remporté la majorité absolue des sièges de députés à la Chambre des communes, Justin Trudeau formera le prochain gouvernement canadien, mettant fin à plus de neuf années de domination des conservateurs (PCC) de Stephen Harper.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr
mardi 20 octobre 2015
dimanche 18 octobre 2015
Esplanade des Mosquées : Israël reproche à la France d’être du côté du « terrorisme »
Des policiers israéliens devant une entrée qui mène à l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem. RONEN ZVULUN / REUTERS
Le ton monte entre la France et Israël. L’Etat hébreu a accusé Paris de « récompenser le terrorisme » dimanche 18 octobre, après que la France a annoncé son intention de proposer au Conseil de sécurité des Nations unies une déclaration en faveur d’une présence internationale sur la très sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem.
« En reprenant à son compte les fausses accusations lancées par les dirigeants palestiniens sur le changement du statu quo sur le mont du Temple [le nom donné par les juifs à l’esplanade des Mosquées], le texte proposé par la France récompense le terrorisme que les Palestiniens ont initié », a affirmé dans un communiqué le ministère israélien des affaires étrangères, qui reproche à la France de rester silencieuse « sur les causes réelles de la vague d’attaques au couteau perpétrées par des Palestiniens, à savoir les incitations à la violence contre Israël et son peuple ».
Stromae clôt sa tournée africaine au Rwanda, son pays d’origine
Le chanteur belge d’origine rwandaise Stromae clôt sa tournée africaine par un concert au Rwanda hautement symbolique, le père de l’auteur de Papaoutai ayant été assassiné pendant le génocide de 1994. Le spectacle est d’autant plus attendu que l’artiste avait dû annuler en juin les deux derniers concerts de sa première tournée en Afrique, prévus en République démocratique du Congo et au Rwanda, pour raisons de santé.
Lors d’une conférence de presse, le chanteur, de son vrai nom Paul Van Haver, s’est dit « ravi » d’être à Kigali, la capitale rwandaise :
« Je suis évidemment ravi d’être là, surtout avec les problèmes de santé que j’ai eus et l’annulation qu’on a dû faire. Mais je suis super heureux d’être là et ça me fait bizarre de voir des têtes qui me ressemblent, enfin auxquelles je ressemble. C’est un sentiment agréable, mais particulier. C’est un peu le destin qui fait que l’on termine la tournée ici à Kigali et je suis vraiment ravi de ça. C’était quand même important de venir dans mon pays d'origine.»
EN SAVOIR PLUS SUR LE MONDE.FR
vendredi 16 octobre 2015
Le parti d’Aung San Suu Kyi favori pour les législatives
Aung San Suu Kyi, le symbole birman
Aung San Suu Kyi est la fille du Général Aung San, le leader de l’indépendance birmane. Aung San Suu Kyi a à peine le temps de connaître son père, qui est assassiné par des ennemis de l’opposition seulement deux ans après sa naissance. Sa mère continue de porter l’héritage politique de son mari et s’engage de plus en plus, elle devient même ambassadrice de la Birmanie en Inde. Après des études en Birmanie puis en Inde, Suu Kyi déménage à Oxford, où elle suit de brillantes études supérieures de philosophie, de politique et d’économie. Ses études lui ouvrent la porte des Nations Unies, à New York, où elle travaille pendant trois ans.En 1991, forte de sa reconnaissance internationale et de son Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi continue le combat et participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. Sous la pression de plus en plus virulente, la junte organise des élections que, Aung San Suu Kyi, alors à la tête du mouvement, gagne très largement. Mais… cela ne pouvait pas finir si simplement. La Junte annule les résultats de l’élection et place Suu Kyi en détention surveillée. Elle ne peut plus quitter son domicile pendant 5 ans. Pendant cette période, son mari est diagnostiqué d’un cancer mais, malgré les pressions internationales, le gouvernement birman ne lui accorde pas de visa de visite. Les deux époux ne pourront plus jamais se voir, jusqu’à la mort de M. Aris… Si Aung San Suu Kyi quitte le territoire birman, elle ne pourra jamais y revenir. Elle est libérée en 1995 mais ré-emprisonnée plusieurs fois en maison d’arrêt. Aung San Suu Kyi est replacée chez elle en 2005. Durant son enfermement elle bénéficie d'un important soutien international dont celui de neuf lauréats du prix Nobel. Elle est libérée le 13 novembre 2010, puis est élue députée le 1er avril 2012, lors d'élections partielles remportées par son parti.Elle est surnommée « le Papillon de fer » par ses partisans, et « la Dame de Rangoon » par les médias internationaux.
Semaine politique agitée en Birmanie : alors qu’est lancée la campagne électorale en vue des élections générales du 8 novembre, une suggestion des autorités a failli tout remettre en question. Mardi 13 octobre, la commission électorale avait émis l’idée que, en raison des inondations qui ont affecté cet été une grande partie du pays, la date du scrutin soit reportée.
Mais devant la levée de boucliers des partis de l’opposition, surtout de la Ligue nationale pour la démocratie (NDL), la formation de l’opposante et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, le pouvoir a dû faire machine arrière : les élections se dérouleront à la date prévue.
Depuis le premier coup d’Etat militaire du général Ne Win, en 1962, seules deux élections ont eu lieu. Une réalité qui souligne l’importance du scrutin à venir, qualifié de plus « libre » depuis un quart de siècle.
Journée sous haute tension en Cisjordanie et à Gaza
La journée de vendredi 16 octobre a été marquée par une nouvelle flambée de violences avec l’attaque, dès l’aube, du tombeau de Joseph, site sacré du judaïsme, et de nouveaux heurts entre Palestiniens et soldats israéliens, alors que des groupes palestiniens ont appelé à un « vendredi de la révolution » en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
La Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville, annexée et occupée par Israël, sont en proie depuis le 1er octobre à des violences qui ont réveillé le spectre d’une nouvelle intifada. La bande de Gaza a été entraînée dans la spirale le 9 octobre.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/16/appels-a-manifester-en-cisjordanie-et-a-gaza_4790712_3218.html#DefycQXyXFom6lZG.99
mardi 13 octobre 2015
Quatre graphiques qui démentent des idées reçues sur l’immigration
Manifestation contre la mairie de Béziers, le 19 septembre. PASCAL GUYOT / AFP
L’Insee a livré, mardi 13 octobre, une étude sur les flux migratoires entre 2006 et 2013. Et elle bat en brèche un grand nombre de clichés qui peuplent le débat, récurrent, sur l’immigration en France. En voici quelques-uns :
1. Non, le solde migratoire n’a pas « explosé » depuis dix ans, il a diminué
33 000
C’est le solde migratoire net en 2013 en France, soit la différence entre entrées sur le territoire (immigration) et sorties. Il est trois fois moins élevé qu’en 2006 (+112 000 personnes).
Si on regarde l’évolution, on constate une mobilité accrue : les deux chiffres des entrées et des sorties ont augmenté depuis 2006, le premier ralentissant sa progression quand le second l’accélère.
Solde migratoire de 2006 à 2013
Entrées (immigration) et sorties (expatriation) du territoire, et solde net
2010
● Sorties: 268 000 personnes
● Sorties: 268 000 personnes
2. Non, les immigrés ne « remplacent » pas les Français
16%
C’est la contribution de l’immigration à l’augmentation de la population : entre 2006 et 2014, la France a gagné 2,6 millions d’habitants. Sur ce total, le solde migratoire contribue à hauteur de 400 000 personnes. Ramené en pourcentage, on comptait 8,13 % d’immigrés nés à l’étranger en 2006, on en compte désormais 8,92 %. Les Français nés en France représentaient 89,07 % de la population en 2006, 88,42 % l’an dernier.
TOUT SAVOIR
lundi 12 octobre 2015
Qui sont les lauréats de la saison 2015 des Nobel ?
Le prix Nobel d’économie décerné aujourd'hui à Angus Deaton a mis fin à une semaine de prix qui ont récompensé la médecine, la chimie, la physique, la littérature et la paix.
CLIQUEZ POUR DÉCOUVRIR TOUS LES LAURÉATS
dimanche 11 octobre 2015
L’attentat d’Ankara commis très probablement par deux kamikazes
Une double explosion s’est produite samedi matin à un carrefour du centre d’Ankara, la capitale turque, faisant au moins 95 morts et 246 blessés. Selon le gouvernement islamo-conservateur turc, qui a décidé de décréter trois jours de deuil national, cet attentat a été « perpétré par deux kamikazes ».Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a réagi à la mi-journée en condamnant« fermement cette attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays ». Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit là d’un attentat suicide.La double explosion s’est produite dans le quartier central de Ulus, devant la gare, un lieu particulièrement animé de la capitale turque, d’ordinaire sous bonne garde, et où un cortège de manifestants se préparait samedi matin à entamer une marche contre la reprise des violences entre les forces de sécurité turques et les séparatistes kurdes dans le sud-est du pays.Quelques minutes avant le départ du cortège, une bombe a explosé sur le lieu où les militants du HDP étaient rassemblés. Une seconde déflagration s’est faitentendre un peu plus tard à une cinquantaine de mètres à peine de la première.
Inscription à :
Articles (Atom)